La Consolatante - Anna GavaldaOn l’avait attendu le dernier Gavalda. Patiemment. Parce qu’on avait hâte de le lire. Surtout avec Ensemble, c’est tout, la déferlante de 2004. Celui-là, c’est un peu le bouquin que tout le monde a lu. Alors, oui, j’étais un peu fébrile quand j’ai su, depuis le fin fond du Canada, en mars, que La Consolante sortait bientôt. Ça a d’ailleurs été mon 1er achat une fois de retour en France.

Première impression, c’est un pavé, encore. Chouette ! Ça promet des heures de lecture.
Deuxième impression, c’est quoi ces phrases courtes ? Ultra courtes même parfois. Oui j’écris comme ça aussi, mais là, c’est Gavalda. C’est quoi ce bordel ?! J’ai eu beaucoup de mal au début, justement avec ce style d’écriture, qui n’était pas du tout celui d’Ensemble, c’est tout. Et puis je m’y suis faite, j’ai été prise dans l’intrigue, j’ai eu envie de suivre les héros de cette belle histoire.

La Consolante, c’est l’histoire d’un homme, la quarantaine tassée. Tassé comme son esprit l’est, parce qu’il ne se sent plus à sa place dans cette vie-là, dans ce monde-là, avec cette femme qu’il n’aime plus vraiment, cette belle-fille qu’il adore réellement. Puis une lettre, un souvenir. Et c’est une plongée dans son passé qui l’amène à se remettre complètement en question. Dans le présent.

Même si au moment des critiques dans les médias du dernier Gavalda, j’étais encore au Canada, j’en ai entendu quelques-unes. Je comprends que ce roman n’ait pas plus à tout le monde. Il y avait une certaine nouveauté dans le style, qui dérange un peu au début, moi la première. Mais la magie est toujours là, bien présente. Avec ses personnages un peu brisés, forts dans leur fragilité. Et on s’y attache, on a envie de savoir ce qu’ils deviennent. Alors le clin d’oeil à Philibert et Franck m’a fait drôlement plaisir !

Passez outre le côté déroutant des premières pages, et lisez le jusqu’au bout, ce petit gros bonbon d’Anna Gavalda.