A l’heure où la crise financière semble s’installer aux Etats-Unis et s’étendre à une bonne partie du monde. A l’heure ou accessoirement, John McCain ne trouve rien de mieux que se retirer momentanément de la campagne électorale pour cacher son ignorance essayer d’apporter ses compétences dans la résolution de la crise. Bah pendant tout ce temps-là, les petits et grands syndicalistes recrutent. Ou du moins essayent (eux aussi)…

FOHier matin, à la sortie du métro, entre les hommes-sandwich de Lyon-Plus, Métro ou encore 20 Minutes, se cachaient des membres de Force Ouvrière. L’oeil vaseux, le rhume naissant, les mains sûrement glacées. Manquait sans doute quelques heures de sommeil et un bon café bien chaud. Distribution de tract. Juste en tendant la main en espérant qu’une bonne âme prenne un de leurs nombreux bouts de papier. Avec ça, pas un mot. Ni bonjour, ni merde.

CGTCe matin, même lieu, même heure. Les petits bonshommes FO sont remplacés par leurs collègues de la CGT. Plus aguichants, ils concurrencent fortement les distributeurs de journaux gratuits. En saluant presque tout le monde avec un air un peu plus vif (vas-y toi, dire bonjour à TOUS les gens qui sortent du métro, la gueule grise, le sourire absent !). Rien que ça, ça leur a valu quelques récompenses. Un sourire et un salut en retour, voire même une main qui prend le tract. Ouais. Ils sont comme ça à la . Ils ont bien pompé sur la copie de Métro, Lyon-Plus et 20 Minutes. De temps en temps, il faut croire que les syndicalistes auraient besoin d’une petite leçon de capitalisme…

NB : Je ne renie pas ici le rôle des syndicats. Au contraire. Mon point de vue se porte uniquement sur leur façon de distribuer leur tract !

NB2 : J’en profite au passage pour saluer le petit distributeur du Lyon-Plus au métro Garibaldi, que je croise tous les matins, qui se rappelle que je ne prends jamais son journal, mais à qui je dis toujours bonjour. Bah oui, ce matin, il y était pas !