Tadoussac, souvenirs de baleines
Montréal et le Canada me suivent ces derniers temps… Il y a quelques jours, je vous parlais d’une très jolie vidéo de Montréal. Quelques emails d’amis du Canada ont suivi. Et une fin de journée avec d’autres amis, rencontrés là-bas est planifiée pour demain.
Et ce soir, je rentre ce soir et trouve Le Monde et son petit frère mensuel, M, dans ma boîte aux lettres. Dans M, un grand article consacré à la route des baleines, avec de très jolis clichés. Je parcours rapidement l’article en montant les escaliers (et en essayant de ne pas m’étaler entre le rez-de-chaussé et le 1er étage). Un nom me saute aux yeux : Bergeronnes. C’est là où une nuit de septembre, on est arrivés avec toute la clique pour faire du camping. Et d’où le lendemain, après une nuit très courte et humide, on a découvert avec une certaine magie les baleines et le kayak de mer.
Alors j’ai lu l’article plus en détails. Olivier Rey (l’auteur du texte), parle de la route 138, qui relie Montréal à Natashquan, en longeant le Saint Laurent et en passant par Tadoussac. La route 138, la fameuse route que l’on aurait du prendre après avoir quitté Québec. Celle qu’on a manquée. Grâce à cause de un GPS de compétition, nous avons poursuivi notre route après Québec sur la mauvaise rive du Saint Laurent. Rive sur laquelle nous aurions pu prendre un bac pour traverser le fleuve et rejoindre les Bergeronnes, à hauteur de Tadoussac. Nous aurions pu si nous n’étions pas arrivé 1 heure après le dernier bateau… Nous sommes alors repartis en direction de Québec, pour retraverser le Saint Laurent et prendre la route 138. Nous avons tout de même pris un traversier, en pleine nuit, alors que nous étions épuisés par le trajet. En témoignent les photos que nous avions prises en nous moquant les uns des autres, alors que nous avions tous la même tête fatiguée et hébétée.
A la fin de l’article, je repère les bonnes adresses et, dernière surprise, le camping et kayak de mer que nous avions choisi est cité ! Alors moi aussi je vous les conseille. Malgré notre retard déraisonnable et notre fatigue, les adorables gérants du camping ont patienté, éveillés, jusqu’à 1h du matin, pour nous accueillir et nous donner le matériel de camping que nous avions réservé. A noter toutefois que le camping est éco-tourisme, ce qui veut dire une absence totale d’électricité et des toilettes sèches. Monter les tentes à 2 heures du matin, sous la pluie et à la très faible lueur des lampes torches Dollarama a été difficile. Tout comme allumer un feu avec du bois humide ramassé dans les parages (alors que les plateformes où planter les tentes abritaient du petit bois sec, que nous n’avons vu que le lendemain). L’absence de lumière nous avait aussi obligé aussi à monter une opération commando constituée de 2 filles pour localiser les fameuses toilettes sèches ! Prévoyez donc votre lampe torche.
Pour le kayak de mer, nous avons eu un risque d’annulation jusqu’au dernier moment, le temps étant plutôt pluvieux. Mais finalement, après toutes nos péripéties pour voir les baleines, nous n’avons pas renoncé pour quelques gouttes de pluie. Équipés de combinaison en néoprène, de nos kayak et pagaies, nous avons goûter la froide glaciale eau du Saint Laurent. Nous étions 2 par 2 dans les kayaks et nous suivions notre guide. Ces quelques heures sur l’eau resteront pour moi un souvenir féérie, fabuleux, inoubliable. Nous avons vu plusieurs espèces de cétacés. L’un deux est même sorti de l’eau à 2 mètres du premier kayak du groupe, avant de plonger et ressortir plusieurs dizaines de mètres plus loin. Le silence et la beauté du lieu ont permis une sorte de communion avec la nature. Vraiment quelque chose de magique et d’apaisant. Et bien loin des zodiacs bruyants !
Mes seuls conseils : ne vous trompez pas de route et n’oubliez pas votre lampe torche !





