Les Carnets
Carnets de notes, de photos, de recettes…
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jan 8th
Dans quelques jours, je déménage. Fini Lyon. Direction Paris. Je monte à la capitale. Ouais Madame. Ouais Monsieur. J’avais envie de changement et un heureux hasard m’a permis de concrétiser cette envie. Dans quelques jours, je serais Parisienne.
Alors forcément, même si j’ai bougé en moyenne tous les 2 à 3 ans depuis 10 ans (pour les études entre autre), un déménagement, ça ne reste pas des plus simples. Déjà, ça prend du temps. Parce que qui dit cartons à remplir, dit tri à faire. Je retrouve des vêtements que je ne mets plus depuis bien 2 ou 3 ans d’ailleurs (mais pourquoi les garder ?). Je fais du tri par le vide en fait. C’est comme ça que j’en suis arrivée à donner les 2/3 de mes livres, que je ne relirais jamais et qui prenaient la poussière de la place sur mes étagères. Donc, depuis plusieurs semaines déjà, je remplie les cartons au fur et à mesure. Je sélectionne ce qui ira chez moi. Scotch, marqueur, cutter et cartons sont mes nouveaux amis.
Ensuite, un déménagement, ça angoisse un poil. Juste un petit poil. Parce que ça veut dire changer de ville. De vie. Découvrir un nouveau quartier. Dire au revoir aux commerçants que l’on connaissait bien, à force. Dire au revoir, on se retrouve tout bientôt, aux amis que l’on quitte, en se promettant de se voir, de se donner des nouvelles. Annoncer son arrivée aux amis que l’on retrouve. Mais bon, après être partie à Montréal, ça ne devrait pas me faire plus peur que ça. Bah si, un peu quand même, parce que les questions du genre « est-ce que je vais me plaire là-bas » transitent quand même dans mon esprit.
Et puis, déménager, ça rend aussi un peu nostalgique. Parce qu’on fait du tri (voir plus haut), qu’on retombe sur de vieux objets oubliés, de vieilles photos rappelant de bons souvenirs. On se dit qu’on a été bien dans cette ville, mais qu’on avait quand même envie de bouger. Histoire de voir si l’herbe est plus verte ailleurs.
D’ici quelques semaines, j’aurais pris mes marques dans mon nouveau quartier. Je commencerais à connaître la boulangère. J’aurais étrenné mon pass Navigo. J’aurais probablement terminé d’aménager et de décorer mon nouveau petit chez moi. Bref, Paris sera ma ville !